Actu-santé : La santé des « ados » représente une vraie cause de santé publique pour les Français.

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L'importance de la santé des adolescents dans les politiques de santé.
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L'importance de la santé des adolescents dans les politiques de santé.
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Questions d'actualité : oui, la santé des adolescents constitue bien une priorité de santé publique et oui il s'agit bien pour les Français d'une « population à risque ».

56% des Français estiment que la santé des adolescents constitue une priorité importante de nos politiques de santé. Et ils s'en félicitent : 57% estimant qu'il s'agit bien d'une « population à risque ».

En général lors que l'on demande aux Français si les pouvoirs publics se préoccupent suffisamment d'un sujet, ils répondent par la négative. De fait, il existe bien une spécificité s'agissant des politiques de santé publique, pour lesquelles, le plus souvent, ils estiment que les pouvoirs publics agissent comme il le faut. La question de la santé des « ados » ne déroge pas à cette exception : alors que l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, vient de lancer une alerte sur la santé des adolescents qui serait « mondialement négligée », 56% de nos concitoyens estiment, eux, que la santé des adolescents constitue bien une priorité importante des politiques de santé. Ce satisfecit est d'autant plus remarquable que ce sujet constitue bien un sujet de préoccupation légitime aux yeux de nos concitoyens : 57% d'entre eux estimant que les adolescents constituent une « population à risque » en termes de santé. Ce double sujet suscite par ailleurs un certain consensus dans l'opinion. Quel que soit l'âge notamment on pense que cette population est bien à risque et que les pouvoirs publics en ont bien pris la mesure. Les « post-ados », ceux qui sortent à peine de cette période et qui sont donc bien conscients de la réalité des risques vécus par les jeunes de cet âge ne sont d'ailleurs nullement dans le déni, étant même symboliquement plus nombreux que la moyenne (58% contre 57%) à reconnaître qu'il s'agit d'une population « à risque » en termes de santé. L'autre population à le penser est celle des 35-49 ans, justement en âge d'être les parents d'adolescents (61% le pensent), tandis que les jeunes adultes âgés de 25 à 34 ans sont les moins sensibles au sujet, ayant déjà quitté l'adolescence depuis longtemps (une dizaine d'année) et n'étant pas encore en âge d'avoir des enfants (et encore moins des petits enfants) adolescents.

Alcool et drogue constituent les risques  les plus souvent perçus pour la santé des « ados ».

Pour les Français, les choses sont claires, deux risques écrasent tous les autres s'agissant des principaux risques encourus selon eux par les adolescents : l'alcool et la drogue, cités par respectivement 69% et 58% des personnes interrogées, soit trois fois plus que le risque cité en troisième position. La « médaille de bronze » revient aux accidents de la route cités par 21% des personnes interrogées et qui est à recouper probablement dans l'esprit des Français avec les deux précédents risques (alcool notamment). Des années de campagnes institutionnelles sur ces trois thèmes, souvent croisés, expliquent sans doute la prégnance de ces thématiques dans les réponses. La connaissance, même intuitive ou vague, des statistiques morbides y contribue sans doute aussi : selon les dernières statistiques Inserm-Cepid-Dc de 2012, portant sur les principales sources de décès des jeunes âgés de 15 à 24 ans, 60% des décès provenaient de « causes externes » dont près de la moitié (28%) des seuls accidents de transport, souvent en lien avec l'alcool (ou la drogue). Si les Français ont bien à l'esprit les risques que représentent pour les « ados » l'alcool, la drogue et les accidents de la route, ils ont probablement tendance à sous-estimer une catégorie bien particulière de risques : le suicide. Le suicide n'arrive qu'en avant-dernière position des risques encourus par les adolescents, alors même qu'il figure à un très haut niveau dans les statistiques de morbidité des adolescents. Dans l'enquête Inserm précitée, le suicide figure en deuxième position des causes externes de décès des adolescents, juste après les accidents de la route (17% contre 28%). Cette sous-estimation probable de ce risque se retrouve chez les post-adolescents et chez les adultes en âge d'être des parents d'ados : seulement 10% des 18-24 ans et 11% des 35-49 ans citent le suicide parmi les principaux risques encourus par les ados. Une meilleure prise de conscience des Français, mais surtout, parmi eux, des parents et des adolescents eux-mêmes constituerait probablement un bon objectif de futures campagnes de santé publique à destination des adolescents.

Les Français ont été sensiblement moins malades en septembre, avec notamment une poursuite de la chute des allergies et un toujours faible niveau d'état grippal.

Après une période printano-estivale peu propice aux affections (hormis les allergies), le taux d'affections des Français était nettement remonté à la fin de l'été (mesure de septembre dernier), passant de 16% dans notre baromètre d'août (il était déjà stable à 17% depuis avril) à 21% en septembre. Il redescend sensiblement ce mois-ci pour se situer à 18% de Français déclarant avoir été affecté au cours du mois précédent par un problème de santé (en dehors des maladies chroniques). La baisse moyenne de ce taux d'affections enregistrée en octobre, s'explique par la conjugaison de plusieurs facteurs à la fois ponctuels et tendanciels : D'une part, la nette décrue (-4 points) des blessures (osseuses, ligamentaires, musculaires) qui avaient bondi en août avec les activités exceptionnelles de vacances des aoutiens, D'autre part, la poursuite continue du reflux des allergies, passées de 27% dans notre mesure de juillet à 16% le mois dernier, puis 12% ce mois-ci Et enfin, par le niveau toujours faible (pour le moment) des états grippaux (11%, niveau stable depuis juin dernier), principale source d'affection des mois d'hiver.

Moins malades et faisant moins appel aux médecins, les Français n'ont pourtant pas dépensé beaucoup moins le mois dernier.

Cette baisse du taux d'affections, s'est doublée par un moindre recours aux médecins et aux urgences ce mois-ci par rapport aux mois précédents. Alors que le taux de recours à un MG ou un spécialiste, pour les personnes atteintes d'une affection, se situait à 65% en juin et juillet, et qu'il était encore de 63% en septembre dernier, il n'est plus que de 57% dans notre mesure d'octobre. Ajoutons à cela que le recours aux urgences est retombé à un faible niveau de 4%, contre 12% dans notre mesure de septembre (pour des pépins de santé enregistrés en août) où les jambes cassées et autres traumatismes liés aux activités de vacances avaient explosé. Moins « malades », les Français se sont plus souvent soignés eux-mêmes ou plus souvent contentés d'attendre « que ça passe » lorsqu'ils étaient malades. 29% des personnes atteintes d'affections l'ont fait le mois dernier contre seulement 14% dans notre mesure de septembre et 20% à 24% dans les mesures des mois précédents. Et pourtant, une fois de plus, cela ne se traduit pas nettement sur les dépenses de santé moyennes de nos concitoyens.

Elles se situent en ce mois d'octobre pour le mois de septembre à 78€, soit le même montant que pour nos mesures d'août (78€) ou de juin (79€) et un montant à peine inférieur aux mesures effectuées en juillet (81€) et surtout en septembre (81€) alors que les taux d'affections et de recours aux médecins et aux urgences étaient nettement plus élevés que le mois dernier. C'est que l'essentiel des dépenses collectives de santé est tiré vers le haut par les deux derniers déciles de la population « consommant » le plus de dépenses de santé, et qui elles, restent relativement stables mois après mois. Les Français ayant dépensé plus de 100 € durant le mois précédent représentaient 18% en septembre contre 16% en octobre... ceux ayant dépensé plus de 200 € représentent 7% de la population en octobre contre 8% le mois dernier, soit une proportion quasiment identique.

Gaël Sliman, Président d'Odoxa

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2 commentaires - Actu-santé : La santé des « ados » représente une vraie cause de santé publique pour les Français.
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    Bateleur -

    Les chiffres cités ne sont pas significatifs 56 pourcent contre 43 pourcent montre que l'enquête détermine qu'il n y a aucune prépondérance d'un avis positif ou négatif. Que les problèmes des jeunes soient spécifiques et qu'il faille s'en préoccuper est une évidence mais le vrai problème de santé publique est celui de la population vieillissante dont la proportion croît de manière très importante constitue aussi et surtout un vrai problème de santé publique. Heureusement en France la natalité constitue un facteur positif.

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    lequinze -

    absolument pas aujourd'hui ils ( elles ) savent parfaitement ce qu'ils font ( ou vont faire) après arrive ce qu'il doit arriver . mais ils savent qu'ils prennent des risques quand il y en a. bien sur...................

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    kik_16 -

    Completement inconscient ! Quand ils se laissent entrainer dans des delires, quels qu'ils soient , drogue, sexe, enrolement a daesh, etc..., pensez vous vraiment qu'ils aient toutes les cartes en main pour discerner le vrai du faux ? Je ne pense pas qu'ils soient suffisament armés. Mais bon, chacun son éducation

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