Carnet de santé de Janvier 2016 - Résolutions santé pour 2016.

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Les résolutions des Français pour 2016
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Les résolutions des Français pour 2016
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1) Bonnes résolutions pour 2016 : les résolutions « santé » occupent une place de choix et, tout particulièrement l'activité physique, palme d'or des résolutions 2016

2) Au cours de leur existence la quasi-totalité des Français a déjà pris une « bonne résolution » de nouvelle année... comme pour cette année 2016, « faire de l'activité physique » décroche la palme de la résolution la plus souvent prise

3) Même si elles sont moins souvent prises, les bonnes résolutions les plus durablement suivies d'effets sont aussi celles qui sont les plus difficiles à prendre : arrêter de fumer et boire moins d'alcool

4) Décembre 2015 a connu peu d'affections pour un mois d'hiver...mais, période de fêtes oblige, ce mois d'agapes et de libations a vu exploser les problèmes de troubles digestifs et de migraines

5) Pourtant, la fréquentation des cabinets de médecins a explosé, alors même que la nature des affections ne le justifiait pas totalement

6) Conséquence : les dépenses de santé des Français ont été très élevées en décembre 2015 alors même que les Français ont été peu malades

Questions d'actualité sur les bonnes résolutions de nouvelle année : faites du sport !

Bonnes résolutions pour 2016 : les résolutions « santé » occupent une place de choix et, tout particulièrement l'activité physique, palme d'or des résolutions 2016   Faire de l'activité physique est la principale « bonne résolution » prise par les Français pour 2016. C'est même LA tendance 2016, cette résolution étant citée par un Français sur deux (50%) soit une progression de 13 points par rapport à l'année dernière où elle occupait pourtant déjà la première place de notre palmarès des résolutions 2015. Plus globalement, parmi les bonnes résolutions 2016, celles relevant de la santé occupent des places de choix sur le « podium ». Faire un régime/perdre du poids arrive ainsi en troisième position avec 30% de citations. Mais les Français ne se sont pas fixés que des bonnes résolutions en matière de santé ; ils ont aussi souvent décidé d'améliorer leur vie personnelle en « consacrant plus de temps à leur famille » (33% ; 2ème résolution la plus citée) ou encore de modifier leur approche des choses et la vie, les uns - probablement les plus sanguins - se préparant à « ne plus s'énerver ou à avoir un meilleur caractère » (30%), tandis que les autres à l'inverse - probablement plus/trop dociles - se sont fixés comme objectif de « ne plus se faire marcher sur les pieds » (26%). Si les bonnes résolutions en santé les plus « faciles à prendre » ont été parmi les plus citées, inversement, les résolutions « santé les plus « dures » à prendre en termes d'effort sont nettement moins citées, ainsi « arrêter de fumer » ou limiter sa consommation d'alcool arrivent aux deux dernières places de notre palmarès avec seulement 7 et 5% de citations.

Au cours de leur existence la quasi-totalité des Français a déjà pris une « bonne résolution » de nouvelle année... comme pour cette année 2016, « faire de l'activité physique » décroche la palme de la résolution la plus souvent prise   Si l'on se réfère à un temps plus long que la résolution prise pour l'année à venir, les principales grandes résolutions « santé ont souvent été prises par les Français au cours leur vie. Au cours de leur existence, 7 Français sur 10 ont déjà pris la résolution de faire de l'activité physique, les deux-tiers (65%) ont pris celle de « manger plus équilibré et plus d'un sur deux (52%) de « faire un régime ». Une fois de plus, on observe logiquement que plus les résolutions sont engageantes et nécessitent de faire un effort important en termes de changement d'habitude, moins elles sont prises, puisque « seulement » 38% des Français ont résolu d'arrêter de fumer et 22% de boire moins d'alcool. Pour autant, étant donné la difficulté à se fixer ce type de résolution, et étant donné aussi que tout le monde n'a pas été fumeur ou buveur régulier les niveaux observés sont tout à fait importants, tout particulièrement le fait que près de 4 Français sur 10 a déjà au moins une fois dans sa vie pris la résolution d'arrêter de fumer. Non seulement, le total des réponses résolution par résolution est très élevé, mais surtout, plus globalement, le total de Français ayant déjà pris au moins une bonne résolution de nouvelle année est tout à fait impressionnant : presque tous les Français (89%) a déjà pris une bonne résolution de nouvelle année pour sa santé au cours de son existence.

Même si elles sont moins souvent prises, les bonnes résolutions les plus durablement suivies d'effets sont aussi celles qui sont les plus difficiles à prendre : arrêter de fumer et boire moins d'alcool   Prendre des résolutions est chose aisée ... s'y tenir durablement est une tout autre affaire. En l'occurrence il est assez remarquable que les résolutions les plus durablement suivies sont justement celles qui sont le moins souvent prises car sont beaucoup plus difficiles ou engageantes. Ainsi les trois-quarts des Français (74%) qui ont pris la résolution d'arrêter de fumer sont bien parvenus à s'y tenir durablement c'est-à-dire soit définitivement, soit au moins plus de six mois (14% ont « lâché au bout de quelques mois et 12% plus rapidement que cela). Réciproquement, 62% de ceux qui se sont résolus à boire moins d'alcool sont parvenus à s'y tenir durablement (30% ont tenu quelques mois et 8% moins que cela). A l'inverse, les résolutions les plus fréquemment prises comme « faire de l'activité physique » (39% seulement s'y sont tenus durablement) ou « faire un régime » (28%) sont aussi celles qui sont le moins durablement suivies. Tout de même, en moyenne sur ces cinq résolution un Français sur deux l'ayant prise (51%) est parvenu à s'y tenir durablement ce qui prouve que le fait de prendre une bonne résolution est loin d'être vain. Par ailleurs, les différentiels observés sur la proportion de Français prenant certaines résolutions et leur propension à les tenir durablement (anti-corrélation) aboutit à ce qu'il existe finalement une certaine égalité entre les grandes résolutions santé quant à leur efficacité finale : le taux d'efficacité observé (part de Français ayant pris cette résolution multipliée par le taux de Français l'ayant tenue durablement) oscillant entre 14% et 33%. Avec 28% de taux d'efficacité, arrêter de fumer est ainsi la deuxième résolution que le nombre le plus important de Français a prise au cours de sa vie ET a bien réussi à tenir à long terme. Elle devance de peu (1 point) l'activité physique, qui arrive en troisième position, cette résolution étant certes peu tenue mais prise par tellement de Français qu'elle arrive elle aussi à un haut niveau d'efficacité finale (27%). Ces résolutions auront finalement été deux fois plus efficaces en nombre de Français durablement touchés que « le régime » (15%) ou le fait de limiter sa consommation d'alcool (14%). Mais la résolution finalement la plus efficace au regard du nombre de Français qui auront pu la tenir durablement est le fait de « manger de façon plus équilibrée ». Avec 65% de Français qui ont pris cette résolution au moins une fois au cours de leur vie et 52% d'entre eux qui auront pu la tenir au moins une fois durablement, cette résolution aura efficacement touché un Français sur trois (33%).

Volet barométrique du carnet de santé : les « gueules de bois » se sont souvent traitées en cabinet

Décembre 2015 a connu peu d'affections pour un mois d'hiver...mais, période de fêtes oblige, ce mois d'agapes et de libations a vu exploser les problèmes de troubles digestifs et de migraines   Avec cet automne et cet hiver plus doux et, pour le moment, moins chargés en affections saisonnières (grippe, bronchite, gastro-entérite) que les années précédentes, nous enregistrons de nouveau en décembre un taux assez faible de Français ayant été touché par un problème de santé. Avec 20% de personnes concernées, le niveau est certes plus élevé que celui des trois derniers mois d'automne (18%), mais finalement bien en deçà des niveaux observés au début de l'année 2015 : 27% en février (mesure enregistrée sur le baromètre de mars 2015) et 29% en mars (mesure d'avril). D'ailleurs, la nature des affections subies confirme bien ce phénomène : seulement 16% des personnes ayant eu un problème de santé ont souffert d'un état grippal et 13% d'une bronchite ... En février 2015, ces affections touchaient respectivement 27% et 16% des personnes atteintes par une affection (qui, en plus étaient nettement plus nombreuses qu'aujourd'hui). Période de fêtes de fin d'années et ses excès oblige, les « troubles gastriques et digestifs » et les « maux de tête/migraines » figurent à un niveau exceptionnellement élevé de notre palmarès des affections de décembre : avec respectivement 26% et 24%, elles occupent les deuxième et troisième places de notre podium juste après les rhumatismes ou blessures osseuses et musculaires (37%).

Pourtant, la fréquentation des cabinets de médecins a explosé, alors que la nature des affections ne le justifiait pas   Bien que peu nombreux à être malades, et notamment peu touchés par les affections hivernales, mais subissant le contrecoup des excès d'agapes et de libations de la période de fêtes, les Français se sont rués chez leurs médecins en décembre. 60% des personnes ayant été malades ont été voir un médecin, généraliste (41%) ou même spécialiste (19%) alors qu'elles n'étaient que 46% à l'avoir fait en novembre. Cette explosion des consultations va de pair, assez logiquement, avec une baisse de l'automédication et du laisser-faire : Ce mois-ci, 26% des Français se sont soignés tout seuls ou ont « attendu que ça se passe » alors qu'ils étaient 33% à le faire le mois dernier lorsqu'ils étaient malades. Ce n'est sans doute pas la nature des affections de décembre qui explique ce « boom » de la fréquentation des médecins, mais plutôt la relative plus grande disponibilité des Français dans une période de trêve des confiseurs où ils travaillaient moins ou pas. C'est donc probablement à un boom de l'abus ou de la sur-consultation auquel nous avons assisté en décembre, les Français ayant eu peu de réelles maladies nécessitant un diagnostic et un traitement, mais subissant simplement le contrecoup physique des abus liés aux fêtes ; ils ont pourtant eu particulièrement recours à leurs médecins alors même que ces « affections » étaient justement de nature à pouvoir être traités directement sans passer par un cabinet médical.

Conséquence : les dépenses de santé des Français ont été très élevées en décembre 2015   Le taux de dépense de santé des Français est extrêmement peu élastique : que les personnes touchées par une affection au cours du mois précédent atteigne des niveaux records comme lors de notre vague d'avril (29% pour les affections enregistrées en mars) ou qu'elle soit au plus bas comme lors de notre vague d'août (16% pour les affections enregistrées en juillet) le montant moyen des dépenses de santé n'évolue que très peu. Il passe ainsi de 84€ en avril à 78€ en aout. Alors que le nombre de « malades » diminue de près de moitié, le niveau moyen des dépenses de santé ne baisse que de 7,5% ! En effet, les dépenses de santé des Français sont portées par un tout petit nombre de personnes (moins de 10%) touchées par des affections très sérieuses ou lourdes nécessitant des frais nettement supérieurs à la moyenne des dépenses. Opérations complexes, traitements lourds concernant 1 à 2% de la population... tout cela pèse bien plus que centaines de milliers de personnes se rendant chez leur généraliste. Pour autant, l'élasticité des dépenses existe tout de même un peu selon que les Français sont très nombreux à être malades et à se rendre chez un médecin, ou selon qu'ils sont moins nombreux et surtout évitent une consultation non-indispensable. Or au mois de décembre ils ont remarquablement peu évité les consultations non-indispensables : résultat, en janvier 2016, le niveau moyen de dépenses de santé effectuées sur le mois précédent atteint son deuxième niveau (après novembre) le plus élevé depuis le printemps dernier et bondit de 4 points par rapport à notre mesure du mois dernier.

C'est peut-être une bonne résolution oubliée pour 2016 que les Français pourraient prendre : ne plus systématiquement aller chez le médecin pour traiter leur « gueule de bois ».

Gaël Sliman, Président d'Odoxa

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