Pour une majorité de Français, il n'y a pas assez de services d'urgences en France.

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Le nombre de services d'urgences en France.
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Le nombre de services d'urgences en France.
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Odoxa réalise tous les mois pour MNH, le « Carnet de santé des Français », en partenariat avec France Inter et le Figaro.

Pour une majorité de Français (55%), il n'y a pas assez de services d'urgences en France à l'heure actuelle.

Alors que l'heure est au débat sur la fermeture de nombreux services d'urgences en France, 55% de nos concitoyens estiment déjà que le nombre de services existant actuellement est insuffisant. Un tiers des Français (33%) juge ce nombre bien adapté, estimant qu'il n'y a « ni trop ni pas assez de services d'urgences » et seulement un Français sur dix (11%) pense qu'il y a aujourd'hui trop de services d'urgences en France.

Les trois-quarts des Français (76%) jugent que la fermeture de services d'urgences envisagée dans un récent rapport serait une mauvaise décision.

Etant que les Français pensent déjà que la France n'aurait actuellement pas assez de services d'urgences, nos concitoyens sont une très large majorité à rejeter les conclusions du rapport récemment remis à la Ministre de la Santé et prévoyant justement de nombreuses fermetures de services d'urgences. Ce rapport indique en effet que plus de 10% des services d'urgence seraient menacés de disparition, dressant même une liste des 67 services d'urgences concernés par une fermeture car ils n'auraient pas assez de patients à traiter et/ou ne disposeraient pas d'assez de médecins urgentistes pour assurer les soins.

Le rejet de ces conclusions est massif dans l'opinion :

76% des Français estiment que fermer autant de services d'urgences « serait une mauvaise décision car il faut à tout prix maintenir la proximité et la facilité d'accès des malades à l'hôpital le plus proche de chez eux ». Seulement 22% pensent à l'inverse que « ce serait une bonne décision car il est inutilement coûteux de maintenir des services d'urgences peu utilisés par les patients et pas assez dotés en effectifs ». La Ministre aura donc du pain sur la planche si elle envisage de suivre les recommandations qui lui ont été faites...

Les Français sont persuadés que la fermeture du service d'urgence à proximité de chez eu constituerait pour eux une gêne très importante.

Ce rejet de toute idée de fermeture de nombreux services d'urgence s'explique autant par des données « macro » (la France n'en compterait déjà pas assez actuellement) que « micro », les Français étant persuadés que l'éventuelle fermeture de LEUR service d'urgence à côté de chez eux constituerait pour eux une gêne importante. 8 Français sur 10 l'affirment (79%), avec parmi eux plus d'une moitié (43%) qui qualifierait même cette gêne de très importante. Logiquement, l'intensité du tissu urbain habité par la personne interrogée joue fortement de ce sentiment. Les ruraux, souvent concernés par le rapport, sont ainsi ceux qui se déclareraient les plus gênés par de telles fermetures (85%).

Il faut dire que le contexte post-vacances n'aide pas beaucoup les Français à trouver moins indispensables la présence de services d'urgences partout : nos données barométriques (correspondant aux problèmes survenus en août) enregistrent à la fois une remontée des problèmes de santé par rapport au printemps dernier, notamment sur les blessures musculaires et osseuses, et donc, un pic très important du recours aux urgences. Bref, les blessures de vacances ont provoqué un boum de fréquentations des urgences !

Indice d'affection :

Remontée sensible des personnes atteintes de problèmes de santé (+5 points) au mois de septembre après 4 mesures consécutives à un assez bas niveau : le taux constamment compris entre 16% et 17% de mai à août est passé à 21% en septembre. Saisonnalité oblige, on se rapproche des niveaux élevés observés à l'automne puis à l'hiver dernier, passant progressivement 24% en octobre et novembre 2014 à 30% en février 2015.

Blessures musculaires et osseuses ont explosé en août :

Rappelons que notre mesure de septembre enregistre les pépins de santé survenus au mois d'août : Les maux et affections de vacances ne sont pas ceux des mois d'automne au travail. Les blessures musculaires et osseuses constituent l'essentiel des problèmes de santé enregistrés contrairement aux états grippaux si présents en automne et hiver.

Conséquence - le recours aux urgences a doublé par rapport aux mois précédents :

Etant donnée la nature des affections rencontrées en août et l'absence de leurs médecins généralistes habituels sur leur lieu de vacances, les Français ont massivement eu recours aux services d'urgences (12% contre 6% le mois dernier).

Gaël Sliman, Président d'Odoxa

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3 commentaires - Pour une majorité de Français, il n'y a pas assez de services d'urgences en France.
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    Ulysse03 -

    Ce gouvernement de coyotes prèfère investir dans l'armement que payer les personnels hospitaliers à leur juste valeur ....;

    Nous avons pourtant le meilleur du monde! Bouteflika est bien venu se faire soigner au Val de Grace, en laissant une ardoise pharaonique !!!

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    cafe69 -

    Il y a assez de services d'urgence en France. Les français doivent apprendre à réagir par eux-mêmes en cas de soins à apporter. Arrêtons d'être assistés au moindre bobo.....pas d'affolement. On prend le temps de réfléchir, voir ce qu'on peut faire, faire baisser la fièvre chez un enfant par exemple avec du paracétamol et attendre le lendemain.

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    auvergne59 -

    il y a bien assez de services d'urgences...
    les français sont toujours pressés, jamais contents, et toutes les études faites par des professionnels montrent que 80% des patients n'ont rien à y faire; cela relève de la médecine normale et non d'urgence.
    encore un problème purement franco français.....

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