L'art de la pensée positive

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Adopter la positive attitude
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Prenons l'exemple de la nouvelle année. Au-delà des festivités, c'est l'occasion de se remettre en question et de faire un bilan des choses positives et négatives qui nous sont arrivées. On porte un regard critique sur l'année passée pour se concentrer sur le moment présent et surtout sur l'avenir.

A l'aide de nouvelles résolutions, on adopte de nouvelles attitudes. On a tous déjà prononcé cette phrase pour les plus optimistes : « cette année je vais essayer de faire plus de sport ». Ce sont « les optimistes réalistes». Pour les plus pessimistes, l'échec sera évoqué : « si je ne tiens pas mes résolutions cette année, je les reporterai à l'année prochaine ».

Enfin, les personnes qui ont tendance à se représenter leurs expériences ont la particularité d'utiliser le temps du présent : « Je fais du sport, je me suis inscrit dans une salle de sport », cette phrase exprimant un sentiment d'accomplissement.

Garder un bon état d'esprit

Le concept de la pensée positive a été introduit pour la première fois par un pasteur américain, Norman Vincent Peale en 1952. Reconnu mondialement pour avoir écrit La puissance de la pensée positive il est devenu une référence en la matière. Le succès de cette nouvelle branche du développement personnel repose sur le fait que l'on pense différemment. Lorsque l'on est confronté à une situation stressante on peut choisir de voir l'obstacle autrement.

Par exemple, si l'on vous demande de gravir le mont Everest, on distinguera deux types d'optimisme : d'un côté les « optimistes de fond » et de l'autre les « optimistes réalistes ». Dans le premier cas, on prendra le pire des scénarios : « au vu du chemin à y parcourir, il y a peu de chance d'y arriver ». Dans le second cas, on envisagera de voir la situation de façon encourageante : « je vais monter au sommet de cette montagne en procédant étape par étape ». Cette technique mentale très simple permet à chacun de toujours prendre le meilleur, se l'approprier puis le voir se concrétiser.

La pensée positive se distingue en 3 dimensions : le corps, les mots et la visualisation.

Dans un premier temps, le langage du corps influe sur notre façon de penser. Cette communication non-verbale est d'autant plus importante qu'elle peut nous trahir. Ainsi, si on essaye de positiver tout en ayant le regard fuyant, les mains moites, les jambes tremblantes... la pensée positive n'aura aucun effet. En revanche si l'on veut en ressentir les bienfaits, il faut se mettre à l'aise en se tenant bien droit et « s'implanter à soi-même les ressentis du sourire, d'émotions de confiance, d'espace, d'aisance », selon Luc Teyssier d'Orfeuil, un coach en entreprise.

Dans un second temps, les mots sont primordiaux car c'est en les prononçant à voix haute que l'on prend conscience de leur impact. Si un individu utilise ses propres termes à connotation positive il a de bonnes chances que ses paroles se répercutent sur ses actions, ce qui aura pour conséquence d'obtenir de meilleurs résultats. On constate cette performance au tennis notamment, les joueurs cultivant un état d'esprit positif depuis leur enfance. Le joueur de tennis Rafael Nadal utilise très fréquemment durant ces matchs le terme « vamos » en espagnol, qui signifie « allez », pour s'encourager lui-même. Roger Federer est également un adepte de cette pensée ce qui expliquerait en partie son succès. Cependant, cette effet reste éphémère et à une portée très limitée.

Enfin, la visualisation a pour objectif de se projeter dans une situation positive. Si l'on se représente dans un contexte positif, inconsciemment l'individu essaiera de la percevoir dans la réalité. L'emploi du futur proche aura d'autant plus d'impact que l'individu tentera de reproduire l'action visualisée.

L'importance du choix des mots

L'affirmation positive permet à l'individu d'adopter une attitude positive. Cependant, un postulat existe pour ses adeptes : utiliser des mots à connotation positive ne signifie pas qu'il faut refouler les quatre grands sentiments négatifs : la colère, la tristesse, la peur et la honte.

En effet, ces émotions sont essentielles puisqu'elles nous poussent à gérer au mieux les situations auxquelles nous pouvons être confrontés. On considère également que la prise en considération des différents obstacles rencontrés est désormais essentielle, car ils nous ramènent à une certaine réalité. D'ailleurs, d'après une étude scientifique menée par Gabriele Oettingen aux Etats-Unis, les individus qui s'évertuent à tenir compte des contraintes, ainsi qu'imaginer les moyens employés pour les surmonter, auraient plus de chances de réussir.

Selon le pharmacien français Emile Coué, la méthode portant son nom permet à tous d'admirer le pouvoir de l'autosuggestion positive. Il parvenait à faire dire à ses clients cette fameuse affirmation : « Tous les jours, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux » environ une vingtaine de fois par jour. Séduit par cette approche, Luc Teyssier d'Orfeuil, la définit comme une manière d'être et de vivre.

Le renouveau de la pensée positive 2.0

De nos jours, la pensée positive n'est plus aussi populaire et ne possède plus exactement la même signification comme en témoigne l'étude « Positive Self-Statements Power for Some, Peril for Others » co-écrite par Joanne V. Wood, W.Q Elaine Perunovic et W. Lee John en 2009. Cette publication reconnait que les bénéfices de la pensée positive ne convient pas à tout le monde, en particulier les personnes les moins confiantes.

En effet, selon le psychiatre français, Alain Braconnier, la pensée positive n'agit que sur certains traits de personnalité de l'individu et son efficacité se limiterait à un court laps de temps. Les personnes les plus sensibles sont les premières concernées.

Selon Thalman, deux courants s'affrontent les partisans du courant de la psychologique positive qui s'inscrit dans une logique scientifique empirique et ceux de la pensée positive. Or pour ce psychologue, un nouveau courant est à prendre en considération, la pensée positive 2.0 qui combine ces deux visions. Par la pensée on peut considérablement influer sur notre manière d'être et la rendre meilleure. On exerce ainsi une amélioration sensible de notre existence grâce à l'autosuggestion et aux techniques de visualisation.

Dans son livre Le stress au travail, Patrick Légeron, psychiatre à l'hôpital Saint-Anne à Paris, se réfère au monde du travail et au stress qu'il engendre. Il est arrivé à la conclusion que le stress fait partie de la réalité et qu'il faut se donner les moyens pour le combattre et le gérer au mieux.

Cependant, tous s'accordent sur un point : la psychologie a prouvé que nos pensées ont une influence certaine sur notre attitude ainsi que sur les liens que nous entretenons avec les autres. Il serait donc davantage intéressant de s'ouvrir à de nouvelles perspectives et de penser différemment.

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