Vaincre le tabagisme

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Les substituts nicotiniques donnent la sensation d'avoir une dose de nicotine et permettent de maîtriser la sensation de manque. Ils peuvent être utilisés avec ou sans ordonnance.
Les substituts nicotiniques : les gommes à mâcher
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Les substituts nicotiniques donnent la sensation d'avoir une dose de nicotine et permettent de maîtriser la sensation de manque. Ils peuvent être utilisés avec ou sans ordonnance.
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Les conséquences sur la santé publique sont connues depuis longtemps : le tabac est la première cause évitable de cancer, et un facteur majeur de maladies respiratoires ou cardiovasculaires, souvent longues et douloureuses. Chaque année en France, 66.000 personnes meurent d'une pathologie liée au tabagisme.

Paradoxalement, les fumeurs ont tendance à sous-estimer les risques auxquels ils s'exposent et leur degré de dépendance. «Demain j'arrête», «une ou deux chaque jour ça ne fait pas de mal» : autant de contre-vérités véhiculées chez les fumeurs.

Mais l'addiction - à la nicotine, au geste, au contexte social lié à la "pause clope" - est forte, très forte. Le taux de rechute lors d'une tentative de sevrage tabagique est par conséquent élevé - au bout d'un an, il est le même que pour les drogués tentant d'arrêter l'héroïne. Aussi, une fois que la décision d'arrêter a été prise, il ne faut pas hésiter à demander l'aide d'un professionnel de santé.

66.000 morts par an

La nocivité du tabac est clairement établie il est responsable de 66.000 morts par an en France et est la première cause de mortalité évitable. Il est à l'origine de 90% des cancers du poumon et d'un cancer de la vessie sur deux. La fumée a des conséquences sur de nombreuses affections. Elle les aggrave et les rend plus difficiles à traiter. La Haute Autorité de santé recommande ainsi l'arrêt du tabac comme un élément essentiel du traitement de nombreuses maladies (diabète, hypertension artérielle, hépatite B, insuffisance rénale ou maladie de Crohn...).

Les bénéfices de l'arrêt sont également très nets. Sans tabac, les chances de guérir d'un cancer du poumon sont multipliées par deux et après un infarctus, le risque de récidive est divisé par deux. Arrêter de fumer avant une intervention chirurgicale divise également par trois le risque de complications des cicatrices.

Risque mortel pour un fumeur sur deux

Peu de mesures nouvelles ont été imaginées pour les jeunes, à l'exception notable de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, mise en place le 1er février 2007 par le ministre de la Santé de l'époque, Xavier Bertrand. La difficulté à fumer dans les lieux publics est pourtant, avec les règles imposées à la maison et la perception négative de l'industrie du tabac, l'un des facteurs susceptible de protéger des adolescents qui seraient tentés de s'initier au tabac.

Au-delà du cancer, le tabac est aussi responsable de 18.000 décès cardiovasculaires par an. Enfin si les maladies respiratoires ne comptent "que" pour 8000 morts, il faut aussi considérer la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), véritable handicap respiratoire s'installant perfidement, sans que l'on s'en aperçoive tout de suite. Elle touche 3,5 millions de personnes en France, dont 100.000 ayant besoin d'une assistance respiratoire à domicile. Désormais, on sait qu'environ un fumeur sur deux mourra des conséquences de son addiction mais aussi que le bénéfice de l'arrêt reste valable à tout âge.

Sans aide, 3 à 5% de réussite

Plus de 80% des fumeurs désirent s'arrêter mais ont peur de ne pas y arriver, persuadés que seule une volonté de fer garantit le succès. La dépendance au tabac doit pourtant être prise en charge comme toute autre maladie.

Sans aide, de 3 à 5% des personnes qui arrêtent de fumer passent les douze premiers mois sans tabac. Les traitements permettent de faire monter ce chiffre à 15 %.

Psychothérapie

Les substituts nicotiniques aident à lutter contre la sensation de manque, à l'origine de la dépendance et raison principale d'allumer une cigarette. Le médecin peut aussi prescrire des médicaments dont les effets secondaires nécessitent une surveillance renforcée.

Il a été prouvé que la psychothérapie comportementale améliore l'efficacité des traitements, mais plus généralement, toute aide extérieure est utile. L'efficacité des autres méthodes comme l'acupuncture, l'homéopathie ou l'hypnose n'a pas été démontrée de façon scientifique, mais elles peuvent apporter un soutien à certains patients.

Disposant de traitements pour l'arrêt initial du tabac, les spécialistes s'avouent encore largement impuissants pour empêcher les fumeurs de rechuter. Ils attendent des avancées pharmaceutiques, mais aussi les moyens de prendre en charge les fumeurs au long cours, comme cela est déjà en place pour d'autres addictions.

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