Avaler des compléments alimentaires n'est pas toujours anodin

Avaler des compléments alimentaires n'est pas toujours anodin©Mario Tama

publié le 08 octobre 2014 à 22h10

Des compléments alimentaires en vente à New York le 26 mai 2010

Un Français adulte sur cinq prend, de façon régulière ou occasionnelle, des compléments alimentaires pour rester mince ou en forme, faire baisser son cholestérol ou fortifier ses cheveux, mais cette habitude n'est pas toujours anodine, selon l'Agence de l'alimentation Anses.

Depuis le lancement en 2010 de son dispositif de "Nutrivigilance" qui surveille également boissons énergisantes et autres aliments enrichis, l'Anses a reçu plus de 1.500 signalements d'effets indésirables liés à ces produits.

Les trois quarts des signalements sont liés aux compléments alimentaires, les aliments enrichis arrivant en seconde position avec les boissons énergisantes (16%), a relevé le patron de l'Anses, Marc Mortureux, en présentant mercredi ce bilan.

Concernant les compléments alimentaires, sur les 282 signalements exploitables par les experts, la majorité des effets indésirables déclarés sont des troubles hépatiques (19,9%), gastro-entérologiques (18,4%), d'ordre allergique (16%), neuro-psychologiques tels tremblements, anxiété ou vertiges (12%) et cardio-vasculaires (9,9%).

"Cela va de la simple gêne, rougeurs, démangeaisons, à des hospitalisations pour hépatites", selon Franck Fourès, directeur adjoint Santé/Alimentation à l'Anses.

A la suite de ces déclarations d'effets indésirables, l'Anses a donc lancé une série de mises en garde pour les boissons énergisantes, mais aussi pour les compléments alimentaires à base de levure de riz rouge ou contenant de la p-synéphrine, présente dans l'écorce d'orange amère, à l'origine notamment d'atteintes hépatiques. Ces deux substances sont utilisées respectivement pour contrôler le cholestérol et perdre du poids.

L'Anses recommande tout particulièrement aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes sous traitement de demander conseils aux professionnels de santé avant d'en prendre. Cette recommandation s'adresse également aux parents qui voudraient utiliser des compléments alimentaires pour leurs enfants.

L'Anses, qui souhaite une plus grande participation des médecins et pharmaciens aux signalements des effets indésirables, mène aussi actuellement une évaluation sur les risques liés à la consommation de compléments alimentaires destinés aux femmes enceintes et aux sportifs. Les résultats sont attendus au cours du premier semestre 2015.

Les compléments alimentaires représentent un marché en pleine expansion, avec plus de 1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2013.

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