Ebola: la suspension d'un test de vaccin à Genève n'est pas un "contretemps"

Ebola: la suspension d'un test de vaccin à Genève n'est pas un ©Fabrice Coffrini

publié le 11 décembre 2014 à 17h12

La directrice générale adjointe de l'Organisation mondiale de la Santé, le Dr Marie Paule Kieny, le 21 octobre 2014 à Genève

L'annonce jeudi par les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) de la suspension anticipée d'une semaine du test sur un vaccin contre Ebola sur des volontaires ne constitue pas "un contretemps", a déclaré aux journalistes le Dr Marie Paule Kieny, Directeur général adjoint de l'OMS.

"Ce n'est pas un contretemps", a-t-elle dit alors qu'elle participait à un point de presse sur la réunion consacrée à la reconstruction des systèmes de santé dans les pays d'Afrique de l'Ouest affectés par l'épidémie de fièvre hémorragique.

"Il y a eu chez quelques volontaires des phénomènes de douleur dans les articulations des doigts, quelque chose qui était attendu et n'est pas nouveau mais les investigateurs ont décidé de suspendre (les tests) quelques semaines pour voir quelle était la fréquence", a expliqué le Dr Kieny, qui est en charge des systèmes de santé à l'Organisation mondiale de la santé et participe activement à la lutte contre Ebola.

Elle a souligné qu'à sa connaissance il n'y a pas eu de cas similaires dans les autres pays où ce vaccin est testé.

Elle a précisé qu'il n'avait pas été nécessaire d'hospitaliser les quatre personnes qui ont manifesté ces symptômes.

Les HUG ont commencé le 10 novembre à tester sur des volontaires un vaccin, le VSV-ZEBOV fabriqué par une agence publique canadienne sous licence d'une firme américaine NewLink Genetics.

Ils ont annoncé jeudi avoir suspendu avec une semaine d'avance ces essais après que quatre volontaires, sur 59 qui ont reçu le vaccin, eurent ressenti des douleurs "de type rhumatismal dans les articulations (pieds et mains) survenues entre dix et quinze jours après l'injection et qui ne faisaient pas partie des réactions attendues".

L'équipe a choisi de se donner du temps pour comprendre ce qui passe et faire des comparaisons avec les autres pays où le vaccin est testé (Etats-Unis, Canada, Allemagne, Gabon), "jusqu'à présent ces centres n'ont pas observé de symptôme inflammatoire parmi leurs volontaires", selon le communiqué.

"Les vaccinations devraient reprendre le 5 janvier à raison de 15 personnes maximum par semaine afin de garantir à tous les volontaires un suivi optimal", souligne le communiqué.

"D'un point vue timing, on a un retard d'une semaine par rapport au calendrier attendu au départ et nous espérons que nous pourrons reprendre cet essai comme prévu", a déclaré pour sa part le Dr Kieny.

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