Fin de vie: Bartolone plaide pour la légalisation du suicide assisté dans certains cas

Fin de vie: Bartolone plaide pour la légalisation du suicide assisté dans certains cas©Eric Feferberg

publié le 27 novembre 2014 à 19h11

Le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, le 1er octobre 2014 à l'Assemblée à Paris

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), a plaidé jeudi pour "aller plus loin que la loi" Léonetti sur la fin de vie dans certains cas, y compris en légalisant le suicide assisté et l'euthanasie, sans certitude sur l'issue favorable de cette position.

"Faut-il aller plus loin dans les cas exceptionnels où l'abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager des patients, victimes d'une douleur insupportable et irréversible? Je le crois", a déclaré M. Bartolone dans son discours de clôture du colloque "Fin de vie, et si on en parlait dignement", organisé par la députée écologiste Véronique Massonneau, auteur d'une proposition de loi sur le sujet.

Affirmant que "nos concitoyens nous demandent quasi unanimement de changer la loi" sur ce sujet "social" autant que "de société", il a jugé qu'"une majorité de gauche, progressiste, socialiste et écologiste, aujourd'hui en responsabilité, doit répondre aux aspirations de la société", "sans esprit partisan, mais animés d'un devoir vis-à-vis de nos concitoyens les plus fragiles".

Et d'exposer sa "position mûrement réfléchie", selon laquelle il manque "trois éléments importants dans la loi".

Outre la généralisation et l'accès égal sur tout le territoire pour tous aux soins palliatifs, M. Bartolone a prôné "la légalisation du suicide assisté pour les personnes majeures, en phase avancée ou terminale d'une maladie grave et incurable" pour "donner les moyens à un individu de mettre lui-même fin à ses jours s'il en exprime la volonté".

Il a également suggéré "la légalisation de l'euthanasie dans des conditions précisément établies: un patient majeur, en phase avancée ou terminale d'une maladie grave et incurable, inconscient ou incapable d'absorber lui-même le produit létal, et qui en aurait auparavant exprimé le souhait par écrit".

"D'où l'importance de rendre opposables les directives anticipées et de les généraliser", a ajouté cet élu de Seine-Saint-Denis.

S'il a considéré que "cette position, ma conviction, mérite sûrement d'être débattue", M. Bartolone s'est dit "pas sûr que nous pourrons aller aussi loin".

Dans tous les cas, le débat sur des évolutions "mérite d'être engagé" et "doit se faire dans l'apaisement, en refusant les caricatures et les polémiques", notamment quand l'Assemblée sera saisie d'un texte de loi, car "c'est un sujet noble et digne", selon lui.

"On peut avoir des convictions, on peut débattre et être en désaccord" mais "point de certitude ou le dialogue sera difficile, voire impossible", a mis en garde le président de l'Assemblée, appelant notamment à ne pas opposer "la liberté de choisir et le droit à la vie".

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