L'Arabie saoudite tente de contenir le coronavirus MERS

L'Arabie saoudite tente de contenir le coronavirus MERS©Fayez Nureldine

publié le 12 mai 2014 à 19h05

Des ouvriers indiens portent un masque pour se protéger de la propagation du coronavirus MERS dans une ferme de dromadaires saoudienne, en banlieue de Riyad, le 12 mai 2014

L'Arabie saoudite multiplie les mesures de prévention pour tenter de contenir la propagation du coronavirus MERS dans le pays, premier foyer de cette infection mystérieuse avec 147 victimes pour un total de 491 cas recensés en deux ans environ.

Le ministère de la Santé communique quotidiennement sur le coronavirus par le biais d'un site internet qui comptabilise les cas d'infection et les décès.

Cette transparence a suivi les cafouillages de l'ancien ministre Abdallah al-Rabiah, qui a été limogé le 21 avril, après avoir fermé le service d'urgence du plus grand hôpital de Jeddah (ouest) et mis en doute le lien entre le virus et les dromadaires.

Depuis, les autorités n'écartent aucune mesure de précaution en l'absence de vaccin ou de traitement des personnes infectées.

Outre l'Arabie saoudite, des cas d'infection ont été recensés dans d'autres pays, dont la Jordanie, l'Egypte, le Liban, les Emirats arabes unis ou encore les Etats-Unis, mais la majorité des personnes touchées avaient voyagé ou travaillé dans le royaume.

Le 7 mai, un bilan de l'OMS faisait état de 496 cas de coronavirus MERS confirmés dans le monde depuis septembre 2012.

- Les dromadaires possibles vecteurs -

La dernière mesure édictée dimanche concerne les dromadaires après la publication d'une étude américaine suggérant que le coronavirus pourrait être transmis par cet animal élevé à grande échelle en Arabie saoudite.

Le ministre de l'Agriculture, Fahd Bel Ghoneim, a détaillé ces mesures au quotidien Mecca publié lundi: "Il ne faut pas trop s'approcher de ces bêtes, il faut se munir de masques en les approchant, porter des gants et bien se laver les mains après chaque contact".

Le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV, Middle East Respiratory Syndrom Coronavirus) est considéré comme un cousin, plus mortel mais moins contagieux, du virus du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui avait fait près de 800 morts dans le monde en 2003.

Comme lui, il provoque une infection des poumons, et les personnes touchées souffrent de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires. A la différence du SRAS, il génère aussi une défaillance rénale.

Les mesures de précaution concernant les dromadaires ont été décidées en collaboration avec le ministère de la Santé et sur recommandation de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

- Réunion d'urgence de l'OMS -

L'organisation, inquiète d'une hausse des cas, a décidé de tenir mardi à Genève une réunion d'urgence.

Mais l'un de ses porte-parole, Tarik Jasarevic, a dit ne pas savoir quelles décisions pourraient être éventuellement prises par les experts.

Début mai, le ministre de la Santé par intérim Adel Faqih a indiqué qu'il "n'hésiterait pas à prendre toutes les mesures nécessaires (...) pour préserver la santé publique".

Son ministère avait ensuite lancé une première campagne, appelant les habitants à observer de strictes mesures d'hygiène, notamment en se lavant les mains régulièrement, à ne pas s'approcher des dromadaires malades et à ne pas consommer la viande crue ou le lait non bouilli de ces animaux.

Une équipe d'experts de l'OMS avait alors indiqué, après une mission dans le royaume, que la multiplication des cas pourrait être "due au non-respect des mesures de prévention et de contrôle (du virus) recommandées par l'organisation".

Notant que "la majorité des infections entre humains ont eu lieu dans des établissements hospitaliers", l'OMS avait souligné la nécessité pour "le corps médical d'améliorer ses connaissances de la maladie".

Outre les campagnes publiques, des médecins, des universitaires et des journalistes se mobilisent pour inciter le public à appliquer les mesures d'hygiène recommandées par les pouvoirs publics.

"On cible les rassemblements publics, les hôpitaux et les marchés pour informer les gens", indique Alya Banaja qui dirige une campagne de sensibilisation à Jeddah où quelques rares personnes portent des masques dans la rue même si les animateurs de la campagne ne les recommandent que dans les hôpitaux.

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