Sécu: Touraine accuse la droite d'avancer des "économies de posture"

Sécu: Touraine accuse la droite d'avancer des ©Bertrand Guay

publié le 10 novembre 2014 à 18h11

La ministre française de la Santé Marisol Touraine quitte le palais de l'Elysée à Paris en 29 octobre 2014

La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a accusé lundi la droite sénatoriale d'avancer des "économies de posture" en demandant au gouvernement un milliard d'euros d'économies en plus que prévu dans le domaine de la santé.

"Pour vous, le gouvernement n'en fait pas assez puisque vous prétendez faire 1 milliard d'euros d'économies en plus des objectifs que nous nous fixons", a-t-elle lancé aux sénateurs UMP et centristes au début du débat à la Haute Assemblée sur le budget de la Sécu (PLFSS) 2015.

"Vous avancez des économies de posture et vous reculez au contraire lorsqu'il s'agit de prendre de véritables mesures qui se heurtent à des intérêts particuliers", a-t-elle poursuivi.

"Ce n'est que lorsqu'il s'agit de réduire les droits sociaux que vous êtes prêts à proposer des mesures d'économies", a-t-elle affirmé, prenant pour exemple le compte pénibilité et le recul de l'âge légal de la retraite".

Selon elle, "en faisant le choix de la modulation des allocations familiales, le gouvernement démontre son courage réformateur et son attachement à la justice", a encore déclaré la ministre, alors que sénateurs de droite et du centre veulent supprimer cette mesure.

"Le PLFSS s'inscrit dans une stratégie de redressement des comptes publics et de relance de l'activité (...), il poursuit l'objectif de réaliser 9,6 milliards d'euros d'économies sur la sphère sociale pour 2015", a affirmé de son côté le secrétaire d'Etat au budget Christian Eckert.

Selon Yves Daudigny (PS), "la caractéristique de cette politique de maîtrise des dépenses est d'être menée sans réduction de couverture sociale, sans déremboursement, et sans augmentation de forfaits".

Mais pour Alain Milon (UMP), président de la commission des affaires sociales, "l'objectif d'un retour à l'équilibre des comptes sociaux, qui reste un impératif, est repoussé au-delà de 2017".

Au niveau des ressources, il a estimé que "priorité doit être donnée à la remise en cause des niches sociales", c'est-à-dire l'ensemble des exonérations ou réductions qui créent un manque estimé entre 67 et 73 milliards d'euros. Il a aussi préconisé des économies du côté des hôpitaux ou des coûts administratifs. "Du côté des médecins, l'organisation de la médecine peut paraître encore archaïque" avec le maintien de la rémunération à l'acte, a-t-il jugé. En ce qui concerne les retraites, il s'est prononcé pour "un régime unique où les droits à pensions se calculent en points".

"Quand les dépenses sociales sont financées par des déficits, le transfert de charges est réel: vers les contribuables, vers les générations à venir alors qu'elles feront face à la fragilité financière des régimes de retraite", a affirmé le rapporteur général Jean-Marie Vanlerenberghe (UDI-UC)

Pour Caroline Cayeux (UMP), "c'est bien un froid calcul budgétaire qui conduit à remettre en cause le principe généreux et humaniste de l'universalité" des allocations familiales. "La famille est, une nouvelle fois, considérée comme une variable d'ajustement du budget de la sécurité sociale", a-t-elle accusé.

sur le même thème

Carnet de santé de Mars 2016
carnet de santé
Carnet de santé de Mars 2016
Les Français soutiennent la hausse du paquet de cigarettes à 10€ et les fumeurs reconnaissent le...
L'art de la pensée positive
focus sur
L'art de la pensée positive
Prenons l'exemple de la nouvelle année. Au-delà des festivités, c'est l'occasion de se remettre...
Quiz audition
quiz
Quiz audition
Après un concert, on peut avoir des bourdonnements, mais ça passe... Les effets sonores sont-ils...
 
0 commentaire - Sécu: Touraine accuse la droite d'avancer des "économies de posture"
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]